Ce que l'AI Act demande concrètement à un cabinet
La plupart des usages d'un cabinet (rédaction, synthèse, lecture de dossier en lecture seule) ne relèvent pas des systèmes « à haut risque ». L'obligation la plus tangible est l'AI literacy (article 4) : s'assurer que les personnes qui utilisent l'IA en comprennent les usages et les limites. Cela se traduit par une charte, une sensibilisation et des règles claires.
- AI literacy : sensibiliser les collaborateurs aux usages et limites
- charte d'usage et liste d'outils autorisés
- transparence sur les contenus générés par IA
- traçabilité des usages sur données sensibles
De la sensibilisation à la preuve
Dire « nous sensibilisons » ne suffit pas : il faut pouvoir le montrer. Une charte signée, une formation courte horodatée, une liste d'outils validés et une piste d'audit des usages sur les données clients constituent un dossier de preuves simple et défendable. C'est là que la gouvernance technique rejoint la conformité.
Encadrer plutôt qu'interdire
Interdire l'IA pousse les collaborateurs vers le shadow AI — des usages invisibles et non tracés, bien plus risqués au regard de l'AI Act et du secret professionnel. Fournir un outil gouverné (lecture seule, accès nommés, audit) est une réponse plus robuste qu'une interdiction de façade.